
La campagne que mène François Bayrou avec le MODEM est un modèle de politique politicienne :
Parce qu'en effet, il faut y regarder de plus près :
A Bruxelles, le Modem fait partie du Parti Démocrate européen (PDE) coprésidé par François Bayrou, parti qui siège dans le groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe).
Le PDE, dans son manifeste et dans son programme, se situe nettement dans la mouvance du Parti Démocrate américain, en débordant de bons sentiments sur la paix, la démocratie, le social, en défendant l'économie sociale de marché et l'atlantisme. Il soutient ardemment le libre échangisme, (« Par le commerce, ..., l'Europe peut promouvoir ses valeurs à travers le monde » !) la très libérale stratégie de Lisbonne et défend des réformes institutionnelles, mais sans jamais remettre en cause le traité de Lisbonne.
Dans les faits, l'examen des votes de la dernière mandature montre que le PPE, le PSE et l'ALDE ont voté ensemble presque tous les textes sur la dérégulation et la privatisation de l'économie. D'ores et déjà, on sait que ces trois groupes ont procédé par avance, sans attendre le résultat des votes, à des arrangements en vue de la prochaine mandature pour poursuivre un partage des pouvoirs.
En fait, le Modem se range résolument dans le camp des conservateurs éclairés qui mettent en avant des réformettes, s'abritent derrière des beaux discours dépourvus d'engagements précis et qui en fait défendent les intérêts des classes dominantes. De plus, dans les postures qu'il prend en France, il joue très habilement un jeu de quasi opposition basé sur les ambitions présidentielles de François Bayrou.
Alors que, face au MODEM, le PS est englué dans ses contradictions stratégiques, il revient au Front de Gauche de faire obstacle à ces mécanismes politiciens bien huilés.
| < Préc | Suivant > |
|---|









